Communiqué – Les groupes sociaux de l’Outaouais réclament un budget pour la justice sociale

Représentants de différents organismes communautaires de la région présents lors de la conférence de presse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Vous pouvez voir l’intégrale de notre conférence de presse sur Facebook)

Pour diffusion immédiate

Les groupes sociaux de l’Outaouais réclament un budget pour la justice sociale

Gatineau, le 20  février 2019 – Alors que les consultations pré-budgétaires du ministre des Finances Éric Girard se terminent, des groupes d’action communautaire autonome de l’Outaouais profitent de la journée mondiale de la justice sociale, soulignée à travers le monde, pour demander au gouvernement Legault de faire davantage pour lutter contre les inégalités sociales.

Dans quelques semaines, le nouveau gouvernement de la CAQ va dévoiler son tout premier budget.  Les groupes demandent au nouveau gouvernement de faire davantage que les gouvernements précédents pour lutter contre les inégalités sociales.

« Les organismes de la région s’inquiètent des annonces de compressions alors que notre gouvernement nage dans les surplus, » explique Janick Allyson, coordonnatrice de Collectif régional de lutte à l’itinérance de l’Outaouais (CRIO). « L’ensemble du filet social  a été affaiblit par des années de compressions, de sacrifices, et il faut faire appel au Gouvernement de la CAQ pour qu’il investisse dans nos programmes sociaux et nos services publiques, et ça presse! »

« Avec la centralisation du système de santé des dernières années, et puis maintenant avec la promesse de la CAQ de couper 5 000 emplois dans la fonction publique, ça inquiète,» raconte Marie-Claude Desjardins, Directrice des services aux usagers au Gîte Ami. « Sur le terrain, dans nos interactions avec les services publics et avec nos usagers, il manque de personnel pour subvenir aux besoins de base des gens et le communautaire  se retrouve à essayer de boucher les trous par magie, et on le voit, il y a plein de gens qui tombent dans les craques, qu’on ne peut pas aider. »

« Les groupes d’action communautaire autonome font partie d’un mouvement de transformation sociale qui va dans le sens de la justice sociale avec un parcours de contributions historiques impressionnantes pour le bien être de la collectivité, » explique Daniel Cayley-Daoust, Directeur général par intérim de la Table régionale des organismes communautaires autonomes de l’Outaouais (TROCAO). « Nous avons donc choisi cette journée pour une première sortie collective en Outaouais depuis l’arrivée de la CAQ au pouvoir pour relater nos inquiétudes, nos attentes, mais aussi nos espoirs. La CAQ a promis en campagne électorale qu’elle allait appuyer le communautaire et on accueille favorablement l’annonce faite hier du Plan d’action en matière d’action communautaire et sommes dans l’attente des prochaines étapes. »

En solidarité avec toutes les autres régions du Québec, notamment sous la bannière de la campagne Engagez-Vous pour le communautaire, les groupes de l’Outaouais revendiquent un réinvestissement public significatif, au Québec, dans les programmes sociaux, les services publics et le milieu d’action communautaire autonome.  Les organisations sociales craignent aussi que le gouvernement se prive de revenus en diminuant les contributions fiscales des plus riches et des entreprises. Après des années de politiques de déficit zéro, de réingénierie et d’austérité, les besoins sociaux sont criants.

 

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La journée d’action du 20 février est une collaboration entre la Coalition main rouge et La campagne Engagez-vous pour le communautaire qui rassemble plus d’une centaine de regroupements régionaux et provinciaux (communautaires, syndicats et étudiants), rejoignant à leur tour des milliers de groupes divers partout au Québec, œuvrant dans des secteurs divers : centres de femmes,  refuges pour sans-abris, soupes populaires, banques alimentaires,  personnes âgées, aide aux familles, groupes de consultation budgétaire et de défense des droits dans le domaine de la consommation, du logement, de l’éducation populaire, en santé et services sociaux, enseignement, travailleurs et travailleuses des secteurs publics et privés, etc.

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